eths

eths
Discographie
ma [2004]
0
1. Méléna
02. Crucifère
03. Détruis-moi
04. Septum Lucidum
05. Le fruit des anges
06. Lemniscate
0
7. Rutsah
0
8. Je vous hais
09. L'instant sourd
10. Simiesque
11. Ailleurs c'est ici
12. Elle s'endort


Samantha [2002]
01. Samantha
02. Des cendres
0
3. Encore
04. Volée
05. Le projet humain
06. AnimadVersion

Bonus :
Piste multimédia
Clip "Samantha"


Autopsie [2000 - édité en 2003]
01. Pourquoi
02. La chair et le sang
0
3. A la droite de dieu
04. Le mâle
05. Des hommes bons
0
6. Autopsie
07. Dévore

B
onus :
Encore remix


eths [1999]
0
1. Encore (demo version)
02. Rien à dire
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# Posté le samedi 13 mai 2006 10:30

Cypress Hill

Cypress Hill
Début du groupe

Les membres de Cypress Hill proviennent de South Gate en Californie. Les trois membres originaux forment le groupe DVX en 1986 avec le fre de Sen Dog, Mellow Man Ace. Après le départ de celui-ci en 1988 ils cident de se renommer Cypress Hill du nom d'une rue de leur voisinage.

Le groupe joue principalement devant le public latino de Los Angeles et enregistre des démos de chansons comme « Phuncky Feel One » et « Trigga Happy Nigga ». Ils signent en 1991 sur le label Ruffhouse de Philadelphie distribué par Columbia Records.

O
n peut ajouter que si la majorité des albums ont comme support aux voies des instrus mis sur platine les lives disponibles sont nettement plus orientés fusion avec la psence quasi sysmatique de guitare, basse, batterie en plus des samples. Ils ont en outre fait beaucoup de duos avec des groupes de gros rock : Biohazard et Rage against the machine notamment.

Carrière

Leur premier album éponyme sort en novembre 1991. Le single est « Phuncky Feel One » mais c'est sa face B « How I Could Just Kill a Man », anciennement « Trigga Happy Nigga » qui intéresse les radios locales. Grâce à l'appui de singles et d'autres chansons comme la bilingue « Latin Lingo » et la chanson X « Tres equis », l'album se vend à deux millions d'exemplaires. Parallèlement, DJ Muggs produit le premier de House of Pain puis travaille avec les Beastie Boys et Funkdoobiest. Le premier groupe fait sa première scène à Lollapalooza en 1992.

Le
second album Black Sunday débute premier du Billboard en 1993. « Insane in the Brain » devient un tube et l'album se vend à 3,25 millions d'exemplaires.

Pron
ant la légalisation du cannabis, Cypress Hill est interdit de jouer au Saturday Night Live après que Muggs ait allumé un joint et que les autres membres aient détruit leurs instruments alors qu'ils jouaient « I Ain't Goin' Out Like That ». Le groupe fait la tournée « Soul Assassins » avec House of Pain et Funkdoobiest, puis jouent avec Rage Against the Machine and Seven Year Bitch. En 1993, Cypress Hill a deux chansons sur le bande originale de Judgment Night, associés avec Pearl Jam et Sonic Youth.

Le g
roupe joue en 1994 au Festival de Woodstock et introduit le nouveau membre Eric Bobo, ancien percussionniste des Beastie Boys et fils du célèbre musicien de salsa Willie Bobo. Muggs a dit à ce propos : « en tant que latinos nous avons pensé que ça serait une bonne idée d'avoir un son marqué par le parfum du Jazz latin. » Le magazine Rolling Stone a nommé Cypress Hill comme le meilleur groupe de rap d'après un vote des critiques et des lecteurs. Ils sont apparus dans un épisode des Simpsons.

Leu
r troisme album Temples of Boom sort en 1995 et se vend à 1,5 millions d'exemplaires sans avoir pourtant de single porteur.

Suite de leur carrière

Sen quitte le Cypress Hill pour former le groupe de punk-rap SX-10. À la même époque, Cypress Hill apparaît sur le premier Smokin' Grooves tour avec notamment Ziggy Marley, The Fugees, Busta Rhymes et A Tribe Called Quest. Le groupe sort également un Maxi de neuf chansons composé d'inédits et de remix rares.

En 1997, les membres du groupe se concentrent sur leurs carrières solo. Muggs sort Muggs Presents ... the Soul Assassins avec des contributions de membres du Wu-Tang Clan, de Dr. Dre, KRS-One, Wyclef Jean et Mobb Deep. B-Real fait une apparition avec Busta Rhymes, Coolio, LL Cool J et Method Man sur "Hit Em High" de la bande originale de Space Jam. Il rappe également avec Dr. Dre, Nas et KRS-One sur East Coast Killer, West Coast Killer sur l'album de Dre. Il sort un album solo The Psycho Realm. Enfin le groupe au complet joue pour Smokin' Grooves avec George Clinton et Erykah Badu.

En 19
98, Cypress Hill sort IV avec les singles « Tequila Sunrise » et « Dr. Greenthumb » sur la Marijuana. Sen Dog sort Get Wood sampler comme projet de SX-10.

En 1999, le groupe participe au jeu vidéo Kingpin: Life Of Crime. Trois de leur chanson sont dans le jeu et B-Real joue certaines voix de personnages du jeu.

Le gr
oupe sort la même année un best-of en espagnol Los grandes éxitos en espol.

En 20
00, Cypress Hill fusionne les genres avec le double album Skull & Bones. Le premier disque Skull est orienté vers le rap alors que Bones approche le Métal. L'album atteint le top 5 du Billboard 200. L'album comprend les singles « Rock Superstar » et « Rap Superstar » pour les radios des deux genres.

Le g
roupe sort la même année un live, Live at the Fillmore.

En
2001, Cypress Hill continue de se rapprocher du rock avec l'album The Stoned Raiders dont les ventes sont très décevantes.

En
2004, le groupe sort Till Death Do Us Part qui est orienté reggae notamment sur le single « What's Your Number » qui est une reprise du classique « Guns of Brixton » du groupe punk The Clash. Tim Armstrong de Rancid à la basse et Rob Ashton des The Transplants jouent sur le titre. L'album comporte également des participations du fils de Bob Marley Damian Marley, de Prodigy ainsi que de The Alchemist. Cependant le public qui attendait un son plus proche des premiers albums de Cypress Hill est déçu.

Discographie

* Cypress Hill (1991)
* Black Sunday (1993)
* III - Temples Of Boom (1995)
* Unreleased & Revamped (1996)
* IV (1998)
* Los Grandes Exitos En Español (1999)
* Skull & Bones (2000)
* Live At The Fillmore (2000)
* Stoned Raiders (2001)
* Till Death Do Us Part (2004)
* Greatest Hits From The Bong (Best Of + 2 inédits) (2006)
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# Posté le samedi 13 mai 2006 10:19

The Exploited

LA PETITE ET LA GRANDE HISTOIRE DE THE EXPLOITED

Introduction
Légendaire ! C'est le seul mot qui convient. The Exploited est légendaire pour plusieurs raisons. Comme saccager les chambres d'hotels, frapper les videurs, inciter à l'émeute la masse des enragés de l'Europe de l'Est (et Britanniques biensur !).

Me
ntionner le nom de The Exploited à quelqu'un, lui fera penser vaguement au groupe, et donnera une liste d'histoires sur leur différents saccages. Citons par exemple cette histoire excellente concernant l'apparition du groupe à l'émission Top Of The Pops en 1981, où Wattie (fondateur et chanteur depuis l'origine) s'enticha d'une danseuse et passa l'après-midi à la poursuivre de ses assiduités. Ou encore, quand le groupe s'est battu à coup d'oreiller et d'extincteur dans un hotel, nécessitant des réparations dans tout le batiment.

Actue
llement encore, Wattie est cohérent et respecté dans le monde du punk par son approche de la vie. Son instinct de haine et d'outrage résulte d'un manque de respect pour l'autorité et la société, contre les politiques et la police associé à une volonté de faire réfléchir les gens.

Des jo
urnalistes du Guardian ont dit que chaque pièce de l'équipement que les membres de The Exploited ont brisé ou volé, chaque chambre d'hotel qu'ils ont dégradé est un message. Nous, nous dirions qu'ils se sont simplement bien éclatés. Mais, biensur, ils ne l'auraient pas fait si cet irrespect qui est le leur ne correspondait pas à un mode de vie, et les journalistes ont un peu raison quelque part.

The Ex
ploited est le seul vrai groupe de punk a être encore après tant d'année sans s'être séparé, battu, camé à mort ou avoir laisser tomber. Sa discographie est symbolique de l'histoire du punk. Des disques comme 'Punks not dead' ou 'Troops of tomorrow' les ont établi comme acteurs majeurs de la scène punk depuis plus de 20 ans et leurs réalisations discographiques de ces quinze dernières années prouvent qu'à la différence de leurs collègues ils ne se sont jamais trahis.
T
he Exploited est en position d'enseigner pas mal de choses à toute cette nouvelle génération de punk. Dans leurs cas ce n'est pas qu'une image marketing c'est la réalité. Ils ne sont pas assez considérés, dans un monde qui tient The Offsprings comme le porte-parole d'une nouvelle génération. Et ils n'apprécient pas la possibilité que certains jeunes les écoutes et disent d'eux qu'ils sonnent comme Rancid.

Th
e Exploited n'était certes pas là au début du punk en 1977 mais il a vite assimiler les bases de ce punk-rock gentil musicalement pour en faire un punk à tendance metal plus fort, plus rapide et plus violent associé à des paroles anarchico-politico-social digne des Clash ou des Stooges. Dans les années 80 The Exploited a inspiré de nombreux groupes de punk-hardcore devenant à son tours une légende.

1979
Des guitares tronçonneuses vrombissantes, une basse entrainante et une batterie ultra-rapide associés à des paroles critiques hures par un accent écossais indéchiffrable, voilà The Exploited.
L
e groupe débuta en juin 1979 à East Kilbride (près d'Edimburgh en Ecosse) avec quatre punks plein de désillusioncis à jouer une version dure et rapide du punk-rock. The Exploited est composé de Walter 'Wattie' Buchan (né en 1960 à Edimburgh, ancien soldat et ancien skinhead) au chant, Hay Boy à la guitare, Mark Patrizio à la basse et Dru Stix (Drew Campbell) à la batterie. Le groupe se spécialise dans les titres explosifs hyper-rapides de deux minutes. Les thémes des titres, la guerre, la corruption, le chomage et la brutalipolicière amènent une grande notoriété au groupe qui reste fidèle à son iologie et sa musique. Bien entendu, il n'a pas fallu longtemps pour que le monde entende The Exploited, imposant l'éthique punk DIY (Do It Yourself).

1980
Les premiers titres du groupe à avoir été sorti sur disque se trouvent sur la compilation 'Oï! The Album'. Il s'agit des version Oi! de 'Daily News' et 'I Still Believe In Anarchy'.
Le groupe attira ainsi unlange détonnant de Punks et de Skins à ses concerts permettant de relier deux mondes musicaux a priori opposés et ouvrant la voie à d'autres formations punk/Oi!

En j
uillet The Exploited monte son propre label : Exploited Record Company et enregistre de nouveaux titres.
'Army Life' est basé sur l'expérience du chanteur Wattie, lorsqu'il subissait la dure discipline de l'armée de Sa Majesté. Le 45 tours sorti en juillet 1980 entra numéro 6 dans les Charts Indépendant et resta 18 mois dans le Top 20. La face B contient 'Crashed Out' et 'Fuck a Mod' qui est encore aujourd'hui le titre favori et rassembleur des fans du groupe.

Le
second disque arriva 3 mois plus tard toujours sur le label du groupe et s'intitule 'Barmy Army'. Le titre a été adoppar les fans fidèles (The Barmy Army : l'Armée des Tarés)et chacun connait cette rengaine 'We`re The Exploited Barmy Army. Don`t Mess With Us. Exploited.....Barmy Army'. Big John Duncan remplaça Hay Boy à la guitare et Gary Mc Cormack prit la place de Mark Patrizio à la basse. Comme le précédent, ce 45 tours entra dans les Charts Indépendant et y resta 53 semaines culminant à la 4ème place.

Ce succès populaire incroyable et quelques articles et couvertures de magazines musicaux attirèrent l'attention de Gary Bushell de Sounds qui accorda au groupe une large place dans le magazine.

1981
En mars 1981 The Exploited signa avec le label Secret Records qui ressorti les deux premiers disques du groupe sous leur pochette d'origine.
Le troisiè
me 45 tours de The Exploited, 'Dogs Of War', vit le jour fin mars. Ce disque ne fut pas seulement numéro 2 dans les Charts Indépendants mais aussi numéro 63 pendant un mois dans les Classements Nationaux.

Le pr
emier album a été produit à cette période, 'Live on Stage' fut enregistré au Edimburgh Nite Club pendant un concert. Un de ces fameux concerts où régnait une violence extrême, attirant l'attention de la police sur les activités du groupe (il arrivait à Wattie d'arborer une croix-gammé sur scène, plus par provocation que par idée fasciste). Ces concerts, extrêmement furieux, fit dire à un journaliste de Sounds : 'Wattie charge tout autour de la scène comme un animal en cage, grondant et crachant, faisant tournoyer le micro autour de sa tête avec un son distordu !'

'Punks Not
Dead', le premier album studio de The Exploited date du 4 mai 1981 et s'affirme comme la suite du 'Never Mind The Bollocks' des Sex Pistols. Ce disque se plaça premier pendant 44 semaines dans le Classement Indépendant, passa 3 mois dans le Classement National atteignant la 20ème place et fut déclaré premier album indépendant de l'année 1981 par Sounds, méprisant avec dédain les détracteurs du groupe et du Punk en général.
L'album in
cluait des titres ré-enregistrés comme 'Army Life' ou 'I Believe In Anarchy' et de nouveaux titres comme 'Sex and Violence' ou 'Son of a Copper'. De plus, The Exploited reprennait la chanson 'Mucky Pup' du groupe peu connu Puncture.

Pour assurer
la promotion du premier album, The Exploited s'engagea sur la tournée 'Apocalypse Now' avec Discharge, Anti-Pasti, Chron Gen et Anti-Nowhere League, remplissant les plus grands lieux de tout le Royaume-Uni. Ce succés phénoménal signifiait-il que le Punk devenait ce qu'il avait toujours prétendu être depuis 1977 : le vrai mouvement musical de la rébellion de la classe ouvrière ?
Ou
i ! Et Wattie disait : 'Le Punk n'est jamais mort, il était juste enfoui. Il y a deux ans, quand le groupe se battait et que la presse ne s'interessait plus au Punk, personne ne cherchait à savoir. Maintenant, tout le monde veux nous rencontrer, ça me rend malade. Ils pensaient tous que le Punk était une mode de cinq minutes, ils se trompaient.'

Di
stribué par Secret Records le 30 septembre 1981 le 45 tours suivant 'Dead Cities' arriva numéro 4 dans les Charts Independants et numéro 31 dans le Classement National. 150 000 copies furent vendus ce qui permit au groupe de faire la célèbre émission Top Of The Pop de la BBC pour laquelle la radio reçu des dizaines de plaintes de toute l'Angleterre. Car après avoir joué le titre 'Dead Cities' The Exploited perturba l'émission en pogotant sauvagement et bousculant un autre groupe de New Romantics. La radio décida de ne plus jamais inviter The Exploited.
Les ti
tres 'Hitler's in the charts again' et 'Class war' complètent le 45 tours.

En nov
embre 1981 Superville Record sort un disque partagé avec Anti-Pasti : Don't Let 'Em Grind You Down. Les titres de The Exploited sur ce disque sont des lives repris de l'album 'Live On Stage' (S.P.G. et Cop Cars). Ce maxi-45 se plaça numéro 1 dans les Charts Independants et 70 dans le Classement National.

Dans le
meme temps Secret Records mit sur le marché un maxi-45 'Brittania Waives The Rules' comprenant un titre de Infa Riot, un titre de Chron Gen et le titre Y.O.P. de The Exploited.

1982
Le 29 avril 1982 sort sur Secret Records le 45 tours Attack / Alternative qui se place directement numéro 5 des Charts Independants et numéro 50 dans le Classement National. Danny (ex-Sattelites) remplace à la batterie Dru Stix qui prend 7 ans de prison pour cambriolage. Ce disque est décrit par le célèbre magazine Sounds comme 'un classique de The Exploited, qui s'en prend avec fureur et virulence au gâchi de la jeunesse contraint au service national et au chomage. Un rythme d'enfer et une guitare saturée complètent des paroles haineuses et fortes accompagnés d'un refrain entrainant et sauvage'.

Th
e Exploited s'attaque ensuite à l'enregistrement du second album 'Troops Of Tomorrow' (qui est aussi un titre de The Vibrators) qui sort avant l'été 1982 et remporte un succès immense. Secret Records fait le forcing des radios anglaises en leur distribuant en aout un disque promo contenant la version longue du titre 'Troops Of Tomorrow'. Ce maxi-45 est désormais une rareté.

En
octobre The Exploited enregistre son dernier disque pour Secret Records. Le 45 tours 'Computers Dont Blunder' débarque numéro 5 dans les Charts Independants et reste 10 semaines dans le Top 20. Encore un succès.
The E
xploited s'envola ensuite vers les Etats-Unis où ils enchainent concerts sur concerts pendant 6 semaines de la côte Est à la côte Ouest, et au Canada.

G
ary Bushell écrit dans Sounds en 1982 : The Exploited s'auto-détruiront mais ne se vendront jamais. En effet, The Exploited ne s'est jamais trahi, ni détruit, contrairement à l'opinion populaire. Ils ont fait le tour des petits clubs et salles de concert à travers tout Londres, s'appuyant sur les labels indépendants puis les grosses compagnies de production, et revenant aux labels indépendants. Non seulement cela ne les a pas atteint mais ça prouve même une sincérité que n'ont pas les autres groupes qui jouent sur le succès d'un 45 tours ou d'un seul album.
L'hon
nêteté, c'est ce qui les caractérise. Ils l'ont été avec eux-même et avec leur public, ne voulant pas devenir l'alternative à la bouillie pop du début des années '80.
En '
76 un long chemin venait d'être parcouru. Entre '79 et '81, ça a été plus dur, mais la seconde vague du Punk faisait son effet. Grace à des journalistes conscients du mouvement et malgré le monde des affaires musicales, beaucoup de groupe prirent racine sur cet album pour continuer et confirmer la deuxième vague du mouvement punk.

1983
Au retour de l'Amérique du Nord The Exploited n'est pas au mieux de sa forme. Le sucs aidant une forte pression joua sur les membres du groupes et les relations avec Secret Records commencèrent à dégénérer jusqu'à la rupture. The Exploited, sans label et un peu découragé, subit uneriode de grand flottement pendant quelques mois.

Fina
llement, le groupe signe chez Pax Records un contrat d'un an et retourne en studio pour enregistrer un nouveau 45 tours qui sort en octobre : Rival Leaders. Ce disque, qui contient aussi les titres 'Army Style' et 'Singalongabushell' passe 15 semaines dans les Charts Independants atteignant la 11ème place.

Au
moment de la sortie du 45 tours Big John Duncan, guitariste depuis lesbuts, décida de quitter le groupe (il joue encore et a été préssenti pour devenir le nouveau membre de Nirvana à l'époque). Il fut suivi du batteur Danny et du bassiste Garry Mc Cormack laissant Wattie seul...

Wattie ne baissa pas les bras et embaucha très rapidement des musiciens remplacant. Karl pris la guitare, Billy la basse et Willie, le propre frère de Wattie, pris la batterie. Cette nouvelle formation enregistra très vite le troisième album de The Exploited : Let's Start A War. Sur ce disque apparaît pour la première fois le fameux logo à tête de mort crêtu symbole du groupe (qui a été utilisé par le groupe Pusshead sans payer de droits ni crédits). Les titres, moins nombreux, sont toujours aussi politisés avec comme sujet Maggie Tatcher, la guerre au Liban, la police et les branleurs de tous poils (Wankers !).La musique est moins punk et plus metal mais toujours rapide, puissante et 'rentre dedans'.
Sounds organisa une tournée dans des bars et des clubs anglais qui se termina par l'énorme concert archi-complet au London Rainbow en 1984.

1984
Cette ane est désastreuse pour The Exploited ayant terminé sa tournée et n'ayant pas de perspectives. Le contrat avec Pax Records prend fin et le bassiste Billy quitte le groupe. Une nouvelle riode de floue arrive. C'est l'époque difficile pour le punk et pour de nombreux groupes.
A la fin de l'année The Exploited avec un nouveau bassiste Wayne signe un contrat chez Konexion Records.

1985
En ce but d'année sort donc le 4ème album : Horror Epics. La musique est plus lourde et le tempo ralenti mais les textes sont toujours acerbes. Le titre 'Maggie', par exemple, attaque de façon virulente et personnel le premier ministre britannique de l'époque Margaret Thatcher. Certains autres titres sont plus personnels et relatent les dérives de l'esprit humain dans les drogues et la paranoïa.
L'album suivant est un live enregistré aux Etats-Unis en 1985 et qui sort but 1986 : Live At The Whitehouse.

1986
Repris par Rough Justice, The Exploited enregistra son premier maxi-45 / 4 titres sous le titre 'Jesus Is Dead', incluant le titre 'Politicians' sur lequel on entend Wattie tenter de joindre au téléphone le Président des Etats-Unis. Sur ce disque c'est Deptford John qui remplace Wayne à la basse et Nig prend la place de Karl à la guitare.

1987
The Exploited se fait de plus en plus absent de la scène mais continu anmoins son périple tant bien que mal. Toujours sur Rough Justice, le groupe sort son 5ème album studio : Death Before Dishonour. Tony remplace Deptford John à la basse.
Le son de cet album est plus metal/grindcore, toujours plus lourd et moins rapide. Quelques titres rehaussent l'ensemble : Anti-UK, Death Before Dishonour, Sexual Favour, Police Informer, Drive Me Insane...
Cette me année est produit l'album live 'Live And Loud'.

1988
Le maxi-45 'War Now' sort toujours chez Rough Justice. Il contient une version dub du titre 'Sexual Favours' et deux titres bien punk 'War Now' et 'United Chaos And Anarchy'. Wattie a toujours sa fougue et sa rage. Quelques concerts s'ensuivent.

1989
Les productions s'espacent de plus en plus mais The Exploited reste actif en alignant concert sur concert. La preuve en est l'album live 'Live Lewd Lust' qui sort en milieu d'année.

1990
C'est l'ane de l'enregistrement du me album de The Exploited. Wattie est toujours là, mais Gogs remplace Nig à la guitare, Mark Smeelie prend la place de Tony à la basse et le batteur Tony remplace Willie Buchan.
'The Massacre' est l'album événement pour les fans du groupe. La production est excellente et les textes toujours politisés s'attaquent à la police, aux criminels, aux hommes politiques, à l'are... La musique est punk-metal, claire, rapide, puissante, forte, simple, superbe !

1991
The Exploited fait quelques concerts et festivals d'été en Europe et se lance dans une tournée au Japon. L'album 'Live In Japan' est réalisé. Il a été enregistré au Club Citta à Kawasaki.

1996
Cette période est difficile pour Wattie qui doit enchainer les petits jobs pour survivre (il a été roadie pour d'autres groupes) et qui voit sa femme le quitter avec leur gamin.
Pour
tant après 4 ans de disparition pendant lesquelles The Exploited fait de petites apparitions sur scène, le groupe est de retour. D'abord avec un single 'Dont Blame Me' puis avec l'album événement 'Beat The Bastards'.
Watt
ie toujours au chant rameute ses frères Jimmie (guitare) et Willie (batterie) et embauche Jim Gray à la basse.
L'
album est superbement produit et le son est clair et puissant. Les morceaux un peu plus long (3-4 minutes) mélange le punk et le hardcore sur des guitares metal. Les paroles sont comme d'habitude très critiques et vindicatives (c'est bien du Wattie...). Cet album qui sort au printemps est en version digipack pour les fans et en CD normal. Une version japonaise existe avec un titre bonus remi(Fifteen Years). La pochette repsente une superbe nouvelle version de la tete de mort avec crete.
A
vec ce disque et vu l'époque, The Exploited accède aux magazines musicaux à tendance rock ou metal comme Rock Sound ou Hard-Rock Magazine en France, ou Kerrang en Allemagne qui consacra deux nuro au groupe après la sorti de l'album. Un concert a lieu à Paris en avril, d'autres suivent en Bretagne ou dans l'Est de la France et The Exploited sillone toute l'Europe via l'Allemagne, l'Espagne, les Pays-Bas et biensur le Royaume-Uni...

2002
En cette année, des rumeurs de plus en plus persistante font état d'un nouvel album en cours pour The Exploited. Le groupe participe à quelques festivals comme le 'Holyday In The Sun' en Angleterre ou le 'Punk And Disorderly' à Berlin et fait quelques apparitions en concert (Varsovie, Leipzig, et l'Amérique du Sud). Le nouvel album qui devait s'appeler 'Noise Annoys' était annoncé pour vrier mais est repoussé à septembre en changeant de nom (Fuck The System). En tout cas, le huitième album de The Exploited est bien prévu et Wattie entraine toujours la machine à punk.

2003
Le 24 février est la date de sortie du nouvel album de The Exploited : Fuck The System. Wattie, toujours au chant et assisté de son frère Willie (batterie) a recruté Robbie à la basse et Mikie à la guitare. L'album contient 13 titres explosifs dans la veine de 'Beat The Bastards' : la musique est rapide et rentre-dedans et les textes sont nihilistes et politiques à fond ! Une tournée européenne est prévu en avril après le saccage fin février de toutes les scènes du Royaume-Uni. Puis dans le monde entier (Brésil, Canada, Europe, Usa...). Si les concerts au Fury Fest et aux USA se passent sans vague celui de Montal en octobre tourne à l'émeute suite au refus des autorités de laisser The Exploited entrer sur le territoire canadien. Les punks déchainés ont déclencde véritables combats de rue et bru pas mal de voitures : un hommage au chaos prôné par The Exploited, en quelque sorte !

2004
Cette année est marquée par de nombreuses sorties discographiques. En premier un best-of (le premier pour The Exploited). Sorti chez Dream Catcher Records il s'intitule 'Best Of The Exploited - 25 Years Of Anarchy And Chaos' et parcourt l'ensemble de la discographie du groupe de 'Punks Not Dead' à 'Fuck The System'. Ensuite le second DVD de The Exploited sort chez Cherry Red. Ce DVD uni sur un seul disque les deux bandes VHS '83/87' et 'Live At The Palm Cove'. Enfin, en septembre sort chez Dream Catcher le troisme DVD de The Exploited : Beat 'Em All. Celui-ci est de ts bonne qualité et montre le groupe au top de sa forme.
Parallèlement The Exploited continu ses concerts et festivals d'est en ouest.

2005
USA, Arique du Sud, Europe et France en beauté à la fin de cette année sont les étapes de The Exploited. Toujours à courir le monde pour se produire sur scène Wattie et sa bande (changement de bassiste et même de guitariste) ne semblent pas s'essoufler et porte toujours haut l'étendard du punk, le vrai.

Après plus de 25 ans d'existence, The Exploited, prouve qu'il est toujours psent dans le monde du Punk et que, plus que jamais, il en est le vrai représentant. Punks Not dead !!!

# Posté le samedi 13 mai 2006 07:06

Pixies

Pixies
Charles Michael Kitridge Thompson IV et Joey Santiago se rencontrent en fac d'économie, à Armherst, en 1984. Les études les barbent. Comme tout le monde, ils passent leur temps à jouer de la guitare, écouter des vieux disques et fumer des joints. En seconde année, Charles Kitridge part à Porto Rico pour un voyage d'échange culturel, s'emmerde comme un rat mort, et le 7 Mai 1985, après avoir hésité à se casser en Nouvelle-Zélande voir la comète de Halley, décide de créer un groupe de rock'n'roll. Il se rend à Boston, retrouve Joey Santiago et le tanne pour qu'il laisse tomber la fac et monte le groupe avec lui en prétextant qu'il a manqué l'un des événements astrologiques principaux du siècle pour ça... Pour avoir la paix, Joey Santiago accepte. Ils chopent un petit boulot et égrènent les bars pour comprendre ce que « faire un groupe de rock » veut dire. Ils chronomètrent les concerts et cherchent un nom. A la Dada, Santiago ouvre un dictionnaire, et, comme par hasard, c'est sur Pixies qu'il tombe : les lutins que Coleridge avait célébré un siècle plus tôt dans une ode éblouissante. Charles Kitridge se fait appeler Black Francis et Joey Santiago et lui passent une petite annonce dans la presse : « Groupe cherche bassiste. Influences : Hüsker Dû et Peter, Paul & Mary. ». Une certaine madame Murphy se présente à eux, sans basse, et demande qu'on lui prête 50 bucks pour que sa s½ur jumelle lui en expédie une de Dayton. Elle parle aussi d'un ingénieur en électricité qu'elle a rencontré à son mariage et qui a fait des percussions dans la fanfare de son école. Hop : voilà Kim Deal et David Lovering. 81 chansons plus tard, Black Francis téléphone à Joey Santiago pour lui annoncer que les Pixies sont morts et qu'il s'appelle maintenant Frank Black : « Je n'ai pas réalisé tout de suite. Je suis retourné dans le jardin jouer au Base-Ball avec mon neveu. Je n'ai pris la nouvelle de plein fouet qu'un peu plus tard. C'était un peu paniquant. Je devais affronter le futur avec une soudaineté a laquelle je ne m'attendais plus. Mais le soulagement a été a la hauteur de la douleur que j'ai d'abord ressentie. L'atmosphère n'était plus très bonne, très sereine. Il fallait passer a autre chose. » C'est fini.

(JPEG) C'est fini mais c'est comme ça que ça commence. A vrai dire, les Pixies ne sont jamais partis. Les spectres vifs de Francis (pardon, Frank !), Joey, Kim et David nous ont bien aidé à ne pas nous effondrer, nous autres qui avons quitté l'adolescence au moment même où ils mettaient le feu à leur art, laissant Kurt Cobain, lui, mettre le feu à son destin. Il y a eu une rémanence discontinue mais inlassable des Pixies depuis les douze ans de leur mort officielle. Les Pixies sont morts pour littéralement obséder tout le monde pendant plus de dix ans : de Nirvana (Cobain voulait d'abord faire un groupe qui ne jouerait que des reprises des Pixies) à Radiohead, totalement impensables sans eux. Sans parler de leurs ancêtres, décomposés bien naturellement par l'énergie inouïe, les fulgurances de flammèches fulminantes de ces quatre czars de la pop nerveuse : Bono qui leur demandera de venir jouer avec lui, Robert Smith d'habitude peu impressionnable, David Lynch qui n'a pas osé utiliser Ana dans Lost Highway et même et surtout David Bowie qui n'en peut plus jusqu'à aujourd'hui de se fendre d'hommages à ce « groupe qu'il aimait beaucoup » (on le comprend)... L'acmé de celle-ci, c'est-à-dire le générique de fin de Fight Club (2000), cette comédie intelligente et populaire de David Fincher, n'a été qu'une manière de signaler leur signature indélébile sur l'époque que nous avons expérimenté et expérimentons encore. Anti-héros revendiqués, les Pixies furent nos hérauts. Ils ont demandé pour nous où on avait mis notre tête, nous ont donné des amours gigantesques, ont réclamé la robe ensanglantée, se sont repentis devant le caribou, ont plongé dans le blanc, ont revu Un chien andalou, ont envoyé une lettre à Memphis, ont copulé avec les extra-terrestres et ont appelé le Navajo qui nous emporterait sur son petit tapis volant au milieu des ronds de fumée. Pour simplifier, on dira que l'esprit des Pixies aura surfé sur les années 90 comme celui des Beatles aura survolé les années 60, celui de Zappa & les Mothers défié les années 70 et celui des Residents hanté les années 80. Les Pixies se seront auto-détruits dès 1991, mais leur souffle de liberté et de joie traversera tous les grands groupes des dix années suivantes. Et même les plus tristes. Et même les moins bons.

Les Pixies ont eu raison de ne pas prendre les hommages qu'on leur a rendus au sérieux, et de rejeter toutes les identifications comme les perches tendues. Ils ont surtout eu raison d'arrêter presque plus vite qu'ils n'ont commencé. Ils savaient que la seule chose qui comptait, c'était de tout dire, très vite, et de le balancer comme une fusée pour les siècles de siècles. Les Pixies ne sont pas sentimentaux. Ils détestent s'épancher. Ils ne sont pas naïfs : ils sont toujours beaucoup trop immatures pour ça. Les Pixies construisent des rengaines de teen-agers qui se prennent pour des petites filles et mangent des tacos comme si c'était de la manne. Black Francis a compris que ses origines religieuses - pentecôtistes - lui avaient probablement détruits la tête et qu'il fallait impérativement en faire quelque chose. Déjà, une chanson des Pixies est toujours plus courte que celle d'un autre groupe. Black Francis chante comme s'il venait de passer vingt-trois heures dans un train bondé. Les solos de guitare sont microscopiques. Joey Santiago doit aller droit au but, et plus vite que ça. En trois phrases, Black Francis sort de ses gonds et il faut bien la régularité métronomique parfaite de Kim Deal et de David Lovering pour que tout ne s'épuise en un seul hurlement d'extase... Un morceau doit être net et brutal, sautillant et dévastateur, joyeux (joyeux surtout) et modeste (très, très modeste - on est jamais trop modeste). L'étrangeté des paroles donne surtout l'impression automatique et enfantine (comme les comptines, qui s'établissent par oublis réguliers du sens et remplacement par ressemblances partielles) de quelqu'un qui a oublié les paroles de ses propres chansons au moment où ils les écrivait. Il faut insister sur l'aspect sonore de l'écriture des chansons des Pixies. « Le son des mots » est la matière de Black Francis. Presque intraduisibles sensiblement, les chansons des Pixies semblent être les retranscriptions homophoniques d'une autre chanson disparue. Si Daniel Johnston déforme les chansons qui l'obsèdent (de Live and let die ou What the world need à Every breath you take) et y intègrent ses propres préoccupations, Black Francis, lui, désintègrent ses propres chansons jusqu'à obtenir un tissu narratif impersonnel, mythique, presque malade. Ca n'est Dada que parce que, non l'homme, mais la nature l'est. Ce qui intéresse un dadaïste est sa propre façon de vivre. Mais ici nous abordons les lieux réservés au grand secret.


(JPEG) Aujourd'hui, où selon l'adage très probable, nous sommes tous américains, c'est-à-dire schizophrènes, nous devons comprendre avec les Pixies qu'il y a deux manières d'être américains : être des héros ou des freaks. Certains ont été ou sont les deux à la fois. D'autres, privés de leur jumeau à la naissance, ont été simultanément deux schizophrènes (Elvis Presley, Philip K. Dick). A travers les voix conjuguées de Black Francis (à l'avant) et Kim Deal (à l'arrière), les Pixies donnent l'impression d'un chanteur double-schizophrène poursuivi par le fantôme de sa s½ur jumelle morte à sa naissance et qui aurait réussi à se réincarner dans une nouvelle jeune femme. C'est miraculeux que deux personnes qui semblent s'être si peu aimés (Black, Deal) aient produit ensemble un double-chant aussi profondément poétique. La voix de Kim Deal (une des plus belles de toute l'histoire de la musique populaire, troublante, aigre-douce, heureuse autant qu'un spectre peut l'être) donne tout à fait l'impression d'un Shité de théâtre Nô adapté à l'univers du rock teen-ager. Même seule, en leader des Breeders ou des Amps ou chantant en duo dans This Mortal Coil, elle continue à accompagner le frère qui l'a perdue. Elle ne parle jamais de sa propre initiative mais revient toujours pour répondre à quelqu'un. De même, Black Francis, seul, ou avec les Catholics, est un Waki qui ne se remet pas d'avoir perdu la voix qui était revenue d'entre les morts pour lui répondre. Comme Orphée ou un personnage d'histoire extraordinaire d'Edgar Allan Poe, il l'a deux fois perdue (et c'est ce qui fait la si grande tristesse, l'impression d'esseulement insupportable des innombrables chansons - mêmes joyeuses - de Black Francis devenu Frank Black après les Pixies).

Si ils évoquent autant de figures légendaires simultanées, croisées et brouillées, c'est que les Pixies n'ont à proprement parler aucune histoire et défient toute interprétation possible - ou plus, encouragent à la manière des chansons des Beatles et des films de David Lynch (les deux pilonnes entre lesquels leur avion oscille - comme l'indique suffisamment leur effrayant Live at the B.B.C., pris en sandwich entre Wild Honey Pie et In Heaven) une interprétation infinie, singulière au possible, sans assignation possible. « Il y a tout de même eu les Beatles, à la base »... On connaît le parti pris anti-intellectualiste de Black Francis. Il recoupe cependant une idée complexe : la pop culture serait, non analytique et adéquate dans sa relation à la culture, mais synthétique et mutante. Black Francis s'avoue influencé par beaucoup de choses : Iggy Pop, Samuel Beckett, Jacques Tati, Captain Beefheart, Rainer Werner Fassbinder, les Ramones... Mais cette influence, à la différence dont les influences sont ingérées par un groupe auto-réflexif comme Sonic Youth, ne donne pas lieu à une analyse de ces référents, mais par une rencontre impulsive, une contamination burlesque et sérieuse. C'est une rencontre qui s'établit très rapidement avec des éléments culturels, mais qui ne donne pas lieu à une interprétation à volonté d'univocité. En gros, ils ingèrent. Les Pixies sont au rock ce que Charlie Parker est au jazz : aucune question, aucune réponse, juste une trombe dévastatrice, une douche froide et électrique, sur chaque sujet important : les extra-terrestres, les femmes fatales, les animaux, etc. Qui s'intéresse vraiment aux interviews des musiciens pop ? Il y a des choses merveilleuses dans les interviews des Pixies, dans n'importe quelle interview de n'importe quel ex-Pixies. Mais c'est souvent si merveilleux qu'on oublie que c'est aussi très intelligent : quand Black Francis dit par exemple qu'il est impossible de sortir un mauvais disque si l'on aime vraiment la musique (ce qui, par extension, en dit long sur l'amour de la musique de beaucoup de gens). Que le problème de la drogue dans le rock, c'est surtout d'arriver à en tirer un matériel de chanson qui ne soit pas un tissu de clichés. Enfin, surtout, cette remarque parfaite : « Je crois que si des gens disent de nous que nous sommes importants c'est simplement parce que nous ne sommes pas phénoménalement barbants ».

(JPEG) Les Pixies avaient des corps très improbables : un obèse névrotique et comique qui hurle plus juste que quiconque, un guitariste chicano ringard et sobre, un batteur bien straight et une bassiste-grande-fillette, alcoolique et bagarreuse, avec un timbre à faire fondre les vautours comme du caramel au chocolat. Ils étaient tous outrageusement mal habillés. Et en cinq ans (1987-1992), c'est-à-dire quatre albums et une poignée d'inédits, ce quatuor intense aura simultanément donné naissance aux années 90 dans une grande vague mutilatrice et donné le fin mot de cette affaire en balançant leur monkey au plus profond du ciel... Le ridicule de l'esprit collège, la solitude peuplée d'extraterrestres et d'animaux, la schizophrénie comme couverture sociale, le psychédélisme théologico-politique, et le désert surtout, le grand désert qui s'étend sans cesse, tout ça c'est dans leurs chansons, leurs 81 chansons. Les Pixies sont des décharges ininterrompues d'enfance, violente et électrique. Un art de l'enfance : voilà ce que devrait toujours être la pop music. Car l'enfance n'est pas donnée à tout le monde : il faut, à chaque naissance, lui réinventer un corps adéquat. Les artistes inventent une enfance à leur public. Une nouvelle enfance à ajouter à sa collection, qui ne sera jamais assez grande, d'âges éprouvés simultanément, à tout âge, dans des corps aussi nombreux que possibles. Cette année, l'année du singe pour les chinois, il est nécessaire que les comptines saturées et les rengaines hurlées à la lune des Pixies reviennent dans nos oreilles plus violemment et plus joyeusement encore. Les Pixies ne sont pas les années 90 : ils sont beaucoup mieux. Puisqu'ils sont les Pixies.
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# Posté le vendredi 12 mai 2006 13:12

Noir Désir

Noir Désir
Biographie

Le roc
k n'est pas chose évidente en France. Pays latin très porté vers le verbe et la mélodie, il n'a que fort rarement engendré des rockers de talent. Le rock a besoin d'autres ingrédients, plus saxons: la rage, l'outrance, l'électricité. Après Téléphone dans les années 80, Noir Désir est aujourd'hui l'un des seuls groupes français à avoir réussi l'alchimie. L'honneur est sauf.

Tout débute en
1980 quand Bertrand Cantat débarqué de Normandie, rencontre dans un lycée bordelais ceux qui seront ses partenaires dans l'aventure du groupe : Denis Barthe (batterie), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Frédéric Vidalenc (basse).

R
éunis à une période où le punk et la new wave sont en perte de vitesse, les quatre garçons sont pourtant des amateurs de ces courants musicaux. Entre 81 et 84, ils passent beaucoup de temps entre les bars et les studios où ils répètent de façon informelle, plus pour leur propre plaisir que dans une optique professionnelle. Quant à Bertrand Cantat, véritable leader du groupe, il commence à ce moment là à s'intéresser beaucoup à l'écriture, à la poésie (Rimbaud et Mallarmé sont ses favoris). Ne jouant d'aucun instrument, il est naturellement amené à chanter.
Assez
réfractaires aux méthodes d'enseignement et à l'éducation Nationale en général, les quatre futurs musiciens accumulent en attendant les petits boulots. Ils travaillent souvent dans le milieu du spectacle, mais se retrouvent aussi gardien d'immeuble ou couvreur.

4
5 T (11429 octets)


Sombre héros

Débordant d'enthousiasme, l'Américain Theo Hakola (chanteur du groupe Passion Fodder) produit en 87, sur un véritable coup de c½ur, le premier mini album des quatre copains devenus entre temps, Noir Désir. Il s'intitule "Ou veux-tu qu'je'regarde". Véritablement portés par un son anglo-saxon et une veine poétique assez exceptionnelle dans le milieu du rock, les Noir Désir commencent à mettre en place ce qui sera leur véritable identité.
Deux
ans plus tard, avec "Veuillez rendre l'âme à qui elle appartient" produit par Ian Broudie, Noir Désir sort un disque que la critique rock salue unanimement. En même temps sort le single "Aux sombres héros de l'amer" qui entre dans le Top 50. Le groupe reçoit le Bus d'Acier, récompense donnée en France par la presse spécialisée. Il donne aussi une série de concerts en France, allant même jusqu'en URSS, en passant par le Canada et la Tchécoslovaquie.

Veui
llez rendre l'ame (17344 octets)

Le
groupe se méfie pourtant de la notoriété trop vite acquise. Il ne veut pas être uniquement un phénomène de mode et désire garder sa liberté et son indépendance. C'est ainsi qu'après la publication du second album, les relations avec leur maison de disques deviennent tendues : en effet, le groupe refuse de participer aux émissions de télévision grand public. Ils décident aussi que les interviews se feront à quatre, de façon, sans doute, à contrebalancer le charisme encombrant de Bertrand Cantat.

Romantico-tor
turés
En no
vembre 90, après une période de tournée intensive, ils passent deux mois à enregistrer leur nouvel album, sans aucune pression extérieure. En février 91, sort "Du ciment sous les plaines" avec 14 titres dont 4 en anglais.

Du ciment so
us les plaines (13857 octets)

Ca
talogués "romantico-torturés", ils se tournent pourtant vers un rock de plus en plus dur, avec des paroles compactes et pessimistes. 120.000 exemplaires de l'album sont vendus et les dates s'enchaînent de Tokyo à Paris jusqu'au Canada. "En route pour la joie" est le single extrait de l'album. Installés dans une routine qui conjugue sortie de disque et concerts, les membres du groupe ressentent une certaine usure et quelques doutes, après trois ans, pendant lesquels ils ont déversé leur énergie militante. Des rumeurs de rupture semblent fondées et Bertrand Cantat devient même aphone à force de se donner sur scène.

Mai
s Noir Désir décide en fait de prendre quelques mois de repos pour se ressourcer avant la préparation de nouvelles chansons à Bordeaux.
En déc
embre 92, l'album tant attendu par la masse d'aficionados de plus en plus nombreux, sort enfin : "Tostaki" (contraction de "Todo esta aqui") , enregistré en Angleterre est produit par Ted Niceley.

Tostaky
(8139 octets)

Le bruit
et la fureur qu'ils déversent sont impressionnants. Les guitares sont fracassantes et les textes dressent un constat assez pessimiste de ce qui nous entoure. L'album est un succès et la jeunesse française se retrouve facilement dans ce groupe qui ne fait aucune concession, que la notoriété ne semble pas intéresser et qui propose finalement un certain nombre d'idéaux de vie. La tournée qui accompagne la sortie de l'album est triomphale, les concerts sont "sold out" et leur passage à l'Olympia de Paris (3 & 4 février 93), mémorable car la personnalité explosive et noire de Bertrand Cantat transcende le public.

Col
ère
P
our tenter de préserver toutes les émotions ressenties durant cette longue tournée, une vidéo et un enregistrement live en double compact disque, "Dies Irae" (jour de colère) sortent en janvier 94. Cela clôt un cycle et fait figure de point d'orgue de ces années de "colère" noire des quatre bordelais.

Dies irae
(16037 octets)

Passés maîtres dans l'art d'enchaîner les périodes d'excès et de repos, les membres de Noir Désir vont volontairement se disperser et prendre quelques distances les uns par rapport aux autres. Le guitariste Serge Teyssot-Gay, sort un album solo en 96. Bertrand Cantat tente une nouvelle fois de retrouver sa voix; et Frédéric Vidalenc, le bassiste se détourne officiellement du groupe et s'en va.
S'inscrivant
dans le prolongement du travail commencé avec "Du ciment sous les plaines", le nouvel album au titre énigmatique, "666.667 Club" est publié en novembre 96.

666667 club (1144
5 octets)

Le plus
grand groupe de rock français (avec un nouveau bassiste, Jean Paul Roy) fait donc sa rentrée avec 13 nouveaux titres. Pourtant toujours de la même facture, avec ce son si propre aux Bordelais, les chansons incendiaires et sombres ne font que confirmer, le talent indubitable du groupe, fidèle à sa morale rock. En février 97, ils jouent deux soirs de suite au Zénith à Paris où ils expriment une nouvelle fois, leur rage débridée. Il enchaîne ensuite sur une tournée triomphante à travers la France. De passage à Toulon dans le sud de la France, ville gérée par des élus d'extrême droite, le groupe Noir Désir anime avec des associations locales, un forum de résistance à ce courant politique. Ils invitent aussi durant leur concert le groupe de rap Assassin, qui n'avait pu jusque là jouer dans cette ville, suite à des pressions de la municipalité. La prise de position politique du groupe bordelais est claire, même si leurs textes ne sont pas directement explicites.

Leu
r engagement politique et social les amène aussi à organiser une manifestation "Un jour à Bordeaux" qui attire plus de 30.000 jeunes. Sur l'esplanade d'une gare désaffectée, a lieu un maxi concert en juin 97, regroupant le plus populaire des groupes de rock avec une quinzaine de formations musicales de la région. Une soixantaine d'organisations humanitaires, mais aussi de lutte contre le racisme et l'extrême droite sont conviées et participent à cette grande rencontre. Dans la même lignée, le groupe est au Bataclan le 13 octobre pour un concert au profit de la scolarisation dans les pays du Sud.

Le 20 février 98, le groupe reçoit la double Victoire de la Musique du Meilleur groupe de l'année et de la Meilleure Chanson avec "L'homme pressé". Mais peu favorable à ce type de cérémonie, le groupe ne voit pas l'intérêt d'être présent à la soirée.

En juin 98, deu
x des membres de Noir désir (Bertrand et Serge) accompagné de leur saxophoniste hongrois, Akosh Szlevenyi dit Akosh S., se rendent à Marseille pour rencontrer cinq groupes locaux. C'est la seconde fois qu'ils prennent une telle initiative sur l'invitation d'associations. Discussions, confrontations, propositions, ces rencontres sont un vrai travail d'échange sur les motivations et les problèmes que peuvent rencontrer les groupes de rock aujourd'hui. Bertrand Cantat réitère cette expérience en avril 99 à l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, invité par les élèves.

Année a
près année, le soutien du groupe à de nombreux combats ne cesse de se confirmer. On les trouve entre autres avec le GISTI (Groupe d'Information et de soutien aux Immigrés) sur un concert le 7 avril 99 au cours duquel le groupe chante "Working Class hero" de John Lennon. En 2001, les Noir Désir sont aux côtés de ceux qui luttent pour le Tibet au sein de l'album "Tibet libre". Le 15 juillet, ils participent à Vienne à un concert pour les réfugiés. Enfin, ils apparaissent aussi sur des compilations peu médiatisées telles "Enragez-vous" ou "Quai 213" qui toutes, mêlent politique et musique.

Particip
ations

De la même
façon, ils sont toujours prêts à prêter leur voix pour des hommages ou sur des albums d'amis. En 98, Noir Désir reprend "Ces gens-là" sur l'album "Au suivant", un hommage à Jacques Brel. Peu avares en participation, on lit leurs noms sur les albums des Têtes Raides ("Gratte Poil", 2001), Denez Prigent ("Irvi", 2000), Bashung ("Climax", 2000), Yann Tiersen ("Black Session" 99).

Mais le
s Noir Désir apparaissent aussi seuls comme le batteur Denis Barthe présent sur un album de la Berlue en 1995, ou d'Edgar de l'Est en 99. Enfin, autre cas de figure, le disque solo dont Serge Teyssot-Gay est l'unique représentant. Après son premier disque en 96, il en sort un second en 2000, "On croit qu'on en est sorti", un album aux entournures littéraires puisqu'il travaille sur les texts de l'écrivain Georges Hyvernaud (décédé en 83), auteur de nombreux écrits sur la guerre.

Des
Visages, des figures

En
Aout 2001, sort un single très attendu, "le Vent nous portera", première trace du nouvel album "Des Visages, des figures" prévu pour le 11 septembre. Alors qu'ils ont participé à de très nombreux concerts ces dernières années, l'été 2001 voit le retour du groupe à part entière sur scène avec un nouveau spectacle présentant les dernières créations. Morts de trac, les Bordelais sont ainsi présents entre autres aux Vieilles Charrues où ils font un carton. Leur concert est puissant et flamboyant. Ils le terminent par un magnifique "duo" avec les Têtes Raides, "l'Iditenté".


Enfin
, après cinq ans d'attente, le nouvel opus du groupe sort le 11 septembre. Ressourcés, les quatre membres de Noir Désir sortent un album qui paraît le plus abouti de tous. Produit par Nick Sansano (Sonic Youth, Red Hot Chili Peppers), "Des visages, des figures" contient évidemment le simple "le Vent l'emportera" sur lequel on peut entendre la guitare de Manu Chao. On retrouve aussi comme invité le sax du fidèle Akosh sur l'infernal "Europe", 23 minutes 43 scandées avec Brigitte Fontaine. Sur l'ensemble des morceaux, la voix que Bertrand Cantat avait failli perdre il y a quelques années, est désormais plus posée. L'impact des textes est renforcé. L'adéquation entre musique et mots, entre musique et discours est ainsi accrue. Cet album très réussi a tout de même de quoi dérouter les fans du groupe car il s'éloigne du chemin qu'il avait trajusque là, au fil des albums et des tournées, et part défricher de nouveaux espaces sonores. En réalité, on n'en attendait pas moins d'artistes qui cultivent le doute et la remise en question artistique.

Début 20
02, l'album s'est écoulé à 900.000 exemplaires et le groupe se voit nommé cinq fois aux Victoires de la Musique. Ce succès tarde cependant, aux yeux des fans, à se transformer en une tournée très désirée. Depuis la brève tournée de l'été 2001 (cinq dates dont une en Hongrie), Noir Désir est avare de ses concerts. On les voit à Toulouse en septembre 2001 et à Trappes en banlieue parisienne au profit du GISTI le 10 décembre. Puis plus rien avant l'annonce d'une tournée, essentiellement hors des frontières hexagonales, à partir de mars 2002.

Colè
res

Le 9 mars 200
2, le groupe reçoit les Victoires de la Musique pour l'Album rock de l'année et le Clip de l'année ("le Vent nous portera"). Mais ce soir-là, ils se distinguent en haranguant le président du groupe Vivendi dont dépend leur maison de disques Universal. Ils lui reprochent une certaine récupération de leur nom comme alibi culturel quant à la diversité dont se prévaut le premier label français. Cet "incident" fait grand bruit dans le landernau artistique.

Que
lques jours plus tard, le 13 mars, le groupe démarre une tournée par le Québec puis l'Europe (Pologne, Pays-Bas, Norvège) avant de donner quelques représentations inédites au Moyen Orient (Syrie, Yémen, Liban, Turquie). Du 29 avril au 4 mai, ils improvisent quatre concerts en France en réaction à la qualification de l'extrême droite lors du premier tour des élections présidentielles en France. Avec les Têtes Raides, Dominique A, Yann Tiersen, Rodolphe Burger de Kat Onoma ou Thomas Fersen, ils manifestent leur colère "contre le racisme et la haine".

Puis début ma
i, ils entament une longue tournée française, à guichet fermé, qui doit les mener jusqu'à l'hiver. En juillet 2002, le groupe se voir décerner un Disque de platine par la Fédération internationale pour l'industrie phonographique récompensant un million d'unités vendues du CD "Des visages, des figures".



Le public jeu
ne les adulte et la critique rock les encense. Il semble pourtant que le groupe que l'on présente parfois, comme le petit frère d'une autre formation rock célèbre, Téléphone, ait décidé de rester lui-même et de profiter de sa notoriété pour exprimer largement ses opinions sur le devenir de la société.
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# Posté le mercredi 10 mai 2006 09:01